Salima Lekouara, artiste calligraphe.

Salima Lekouara

« Artiste  calligraphe,  Salima Lekouara  nous  fait  découvrir toute la  beauté  et la  profondeur  des gestes liés à l’écriture. Son lien très fort avec le monde arabe l’a fait intervenir au Maroc où elle a travaillé les enluminures et en Egypte où elle s’est formée dans les grandes écoles d’écriture »

 La présentation dédiée à Mme. Lekouara sur le dépliant du festival ne pouvait être plus explicite.

 Invitée par le festival Les Nuits d’Orient, Salima Lekouara transmet sa vision du monde et bien plus encore, à travers des expositions d’une qualité reconnue.

 Ses  œuvres  s’arrêteront  au  Centre  Social  Grésilles  lors  des  deux  premières  semaines  de décembre, du lundi au vendredi de 8h30 à 12h30, puis de 13h30 à 18h30, en parallèle d’ateliers animés par la calligraphe en personne !

 C’est pourquoi nous l’avons brièvement rencontrée, afin de vous offrir un aperçu de l’artiste que vous pourrez notamment rencontrer le vendredi 5 décembre lors du vernissage de son exposition, toujours au centre social des Grésilles, à 18h.

 Quand on interroge sa motivation à participer au festival Les Nuits d’Orient, elle explique que pour elle « l’art d’Orient a souvent constitué une source d’inspiration pour les artistes étrangers ».

 Sa présence au festival traduit alors le fait que la calligraphie arabe fait partie de ces arts en question, capables d’attirer et d’inspirer les populations occidentales et leurs créateurs. Grâce notamment à « la noblesse de ses formes, le détail et la complexité de sa composition », traits singuliers de la calligraphie.

 Salima Lekouara décrit sa façon de travailler d’une manière étonnamment particulière: « Je donne libre cours à mes mouvements et le geste, la trace et le corps permettent d’une certaine manière la connaissance de soi ». Quand on observe les œuvres de la calligraphe on devient rapidement respectueux de cette culture et de cet art traditionnel. « Je travaille avec d’autres supports que le papier » rappelle l’artiste « peau de parchemin, papyrus de soie et porcelaine sur la toile» sont aussi des plateformes qu’utilise Salima Lekouara.

 En ce qui concerne son appréciation de la calligraphie de rue, Salima Lekouara est enthousiaste : «  je peux être calligraphe de rue car pour moi c’est un mouvement qui lie l’Occident et ses cultures urbaines avec l’Orient et ses calligraphies, ainsi que sa faculté d’écriture».

Oeuvre 2

Mais Salima va plus loin dans l’analyse de son art : « avec la calligraphie arabe, la lettre n’a plus pour seule fonction d’instruire mais aussi de libérer, la création devient ainsi permise à l’Homme.

 Un art subtil et élégant, pour lequel la posture, la sérénité et la souplesse du mouvement ont beaucoup d’importance. La calligraphie arabe est donc une vraie thérapie. »

 Cette rapide interview menée, nous nous sommes aperçus que l’atelier d’écriture dirigé par l’artiste ainsi que son vernissage étaient des occasions uniques pour nous, occidentaux, de découvrir l’Orient d’une nouvelle manière.

 De part ces événements, Salima Lekouara nous offre la possibilité de découvrir une autre facette du monde arabe et de ses richesses. Une vision spirituelle, humaniste ou comme elle aime à le dire thérapeutique.

 Nous vous donnons vite rendez-vous à ses expositions, dont nous ferons un reportage, pour en savoir plus et comprendre son art, son œuvre.

Propos recueillis par Périanne Lajugée et Simon Amidieu.